État d’Afrique australe sans débouché sur la mer, la Zambie se trouve sur le plateau centre-africain. Sa capitale, Lusaka, est située dans le sud du pays, à environ 1.300 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’altitude confère à la Zambie un climat tropical tempéré.
Lorsque la Zambie a acquis son indépendance en 1964, elle était considérée comme l’un des plus riches pays d’Afrique. Elle a longtemps concentré ses efforts sur l’exportation de cuivre et de produits dérivés, en négligeant les autres secteurs économiques. L’effondrement des prix des matières premières ainsi que des décisions de politique économique ont plongé le pays dans de grandes difficultés économiques. Une relance s’est dessinée à plusieurs reprises mais la propagation dramatique du VIH et du sida constitue un des principaux obstacles au développement économique du pays. Mais il est également permis d’être optimiste : l’agriculture et le tourisme recèlent un fort potentiel de stabilité économique. L’espoir repose aussi sur le coton.
Bien qu’elle bénéficie d’un climat tempéré, possède des ressources en eau suffisantes, des sols fertiles et un sous-sol riche en ressources telles que cuivre, cobalt et pierres précieuses, la Zambie compte parmi les pays les plus pauvres au monde. Cette situation est due entre autres au développement économique unilatéral du pays, qui a longtemps misé uniquement sur l’exploitation du cuivre dans le district minier du nord, appelé ceinture de cuivre, et dont l’industrie minière était largement nationalisée. Sous la présidence de Kenneth Kaunda, qui a longtemps dirigé le pays et qui reste un homme politique estimé dans le monde entier, le pays a essayé pendant des décennies, entre la fin des années 1960 et le début des années 1990, de suivre une troisième voie entre le capitalisme et le socialisme.
Dans les années 1970, les prix des ressources minières, notamment du cuivre, principal produit d’exportation, ont connu une chute vertigineuse. Les conséquences économiques ont durement frappé le pays étant donné qu’il avait fortement négligé le développement de ses autres secteurs économiques, comme l’agriculture. C’est seulement dans les années 1990 qu’un grand programme de reprivatisation, le soutien de la Banque mondiale et du FMI ont permis un redressement économique. Aujourd’hui, des efforts sont aussi consacrés au développement d’autres secteurs économiques.
Les Zambiens placent leurs espoirs dans le tourisme. Si le tourisme de masse est encore impossible à cause du manque d’infrastructures, les richesses naturelles telles que les nombreux parcs nationaux et les célèbres Chutes Victoria recèlent de forts potentiels. Les Chutes Victoria, sans doute le site le plus connu de Zambie, sont alimentées par le Zambèze qui a donné son nom au pays, le traverse sur plus de 1550 kilomètres et se jette ici, sur une largeur de 1700 mètres, dans une faille dont la hauteur dépasse 100 mètres. La diversité géographique dote la Zambie d’une faune et d’une flore particulièrement riches. Les 19 réserves naturelles du pays abritent des espèces animales que tout enfant associe naturellement au continent africain.
Le site du Ministère allemand des Affaires étrangères donne des informations actuelles sur la Zambie.
Sources : Rapport sur le développement humain 2009 (Nations unies); Ministère allemand des Affaires étrangères; Indicateurs du développement dans le monde (WDI) 2009; Almanach Fischer (Bundeszentrale für politische Bildung - Agence fédérale pour l’éducation civique)

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