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Dans le cadre de l’initiative Cotton made in Africa, les agriculteurs participent à des formations qui leur apprennent à cultiver le coton selon des méthodes modernes et efficaces et à utiliser les pesticides de manière modérée et consciente.
Au-delà des mesures de formation, l’initiative met en place des mesures concrètes destinées à améliorer les infrastructures locales, en étroite collaboration avec des partenaires africains tels que les sociétés cotonnières et les fédérations d’agriculteurs, avec les entreprises de l’alliance de la demande et des organismes de coopération au développement. Les projets de partenariat public-privé (projets PPP) ont entre autres pour objectifs d’améliorer l’infrastructure dans les villages ou la situation dans le domaine de l’éducation (construction d’écoles, alphabétisation des adultes, etc.).
Cotton made in Africa est ce que l’on appelle une marque informative, c’est-à-dire une sorte de label de qualité synonyme de coton africain produit dans des conditions de développement durable. Le label accompagne toujours une marque déjà existante et les collections textiles des entreprises partenaires , en mettant l’accent sur la « qualité supplémentaire » du produit en question, et il est caractérisé comme tel. De nombreux articles en coton de Cotton made in Africa portent une étiquette bordeaux qui permet au client de les reconnaître facilement.
Actuellement, ce coton durable sert à confectionner presque tous les types d’articles textiles, à l’exception des chaussures : t-shirts, jeans, pantalons, sweat-shirts, pulls tricotés, sous-vêtements, linge de nuit, chaussettes, linge de lit, matelas.
Jusqu’à présent, environ 98 % du coton cultivé dans le monde l’est de manière conventionnelle. Cela signifie qu’il est fait peu de cas de la consommation d’eau, de la fertilité des sols, de l’utilisation de pesticides ou du respect de normes sociales telles que les salaires minimums négociés ou l’interdiction de l’exploitation des enfants par le travail. Dans de nombreux pays en développement, la culture du coton est largement pratiquée par de petits cultivateurs, qui utilisent souvent les moyens les plus simples et travaillent à la main, dans le cercle familial.
Fair Trade et Cotton made in Africa poursuivent le même objectif : améliorer les conditions de vie de ces petits agriculteurs et asseoir leur activité sur des bases durables. Cela comprend des mesures de formation destinées à augmenter le rendement des récoltes, l’utilisation de produits phytosanitaires qui n’attaquent pas les ressources, une meilleure protection de l’environnement ainsi que des projets d’accompagnement visant à améliorer l’infrastructure locale (construction d’écoles, par exemple).
Pour ces deux organisations, il s’agit donc d’améliorer la situation économique, sociale et environnementale des petits agriculteurs dans les pays en développement. Dans ce domaine, Cotton made in Africa (CmiA) intervient exclusivement en Afrique subsaharienne, Fair Trade est principalement présente sur le sous-continent indien. Pour mettre leurs principes en œuvre, les deux organisations se basent sur un catalogue d’exigences dont les points essentiels sont similaires et que les petits cultivateurs et groupements d’agriculteurs participants doivent respecter d’emblée ou progressivement (critères d’exclusion et de durabilité). Ces principes sont contrôlés par le biais d’une vérification (CmiA) ou d’une certification (Fair Trade) dans les pays producteurs.
Fair Trade contrôle par l’intermédiaire d’un organisme frère (FLO-Cert), aussi bien dans les champs de culture que le long de la chaîne de création de valeur, donc pendant la transformation, par exemple lors de la fabrication. Cotton made in Africa contrôle dans les pays producteurs auprès des agriculteurs et dans les installations d’égrenage. Pour la transformation ultérieure, les normes socio-économiques sont contrôlées par les négociants participants, en général dans le cadre de systèmes de vérification existants (FLA, SAI, BSCI).
Les divergences entre les deux standards résultent de la légère différence entre les modèles économiques de Cotton made in Africa (CmiA) et de Fair Trade :
Même si leur méthode et leur modèle économique diffèrent, Cotton made in Africa et Fair Trade poursuivent le même objectif : le soutien des efforts autonomes pour les plus pauvres, dans le cadre d’un développement durable.
D’une manière générale, on constate une tendance à l’utilisation de semences génétiquement modifiées dans certains pays d’Afrique. Beaucoup d’Africains considèrent le coton transgénique comme un progrès dont ils veulent aussi récolter les fruits. Cotton made in Africa a décrété un moratoire sur le coton génétiquement modifié : jusqu’en été 2012, il n’y aura pas de coton CmiA cultivé à partir de graines transgéniques. Cotton made in Africa a commandé des études sur le coton transgénique, qui sont en cours de réalisation. Elles serviront de base à une nouvelle évaluation de la situation lorsque le moratoire aura expiré, et l’initiative décidera alors de la marche à suivre dans ce domaine.